L’histoire de la Perle

L’histoire de la Perle de culture de Tahiti est avant tout une histoire d’hommes qui, portés par leur passion, ont cherché à repousser les limites du possible pour faire d’un don de la nature un cadeau pour les hommes.

L’exploitation de la nacre en Polynésie remonte aux années 1800. Elle était alors principalement destinée à l’industrie du bouton. Il faudra ensuite attendre plus d’un siècle pour que le secteur prenne un nouveau tournant.

En 1900 Simon Grand, producteur d’huîtres à Arcachon, expérimente avec succès le collectage de naissains dans différents lagons polynésiens et notamment aux Gambier.

Dans les années 1930, deux biologistes, Bouchon Brandely et Gilbert Ranson, étudient la productivité dans divers lagons et prônent une exploitation raisonnée de ceux-ci. Plusieurs tentatives de greffe sont effectuées.

Dans les années 1960, Monsieur Jean-Marie Domard, qui a étudié la greffe dans la ferme de M. Mikimoto (Japonais renommé du secteur et co-propriétaire du brevet de greffe dite « la méthode de pièces » déposé en 1916), réussi la première greffe sur l’atoll de Hikueru.

L’expérience est reconduite avec succès à Bora Bora et les perles récoltées furent mises en valeur par le bijoutier Mourareau. Certaines d’entre elles atteignaient 14 mm de diamètre.

Dormard bateau
Première ferme perlière

Une nouvelle activité était née et l’histoire allait continuer de s’écrire.

En 1968, la première ferme perlière nommée « la Société Perlière de Manihi » nait sur l’atoll de Manihi. A l’origine de celle-ci : Mr Chaze, rejoint par les français Jacques et Aubert Rosenthal (petits-fils du bijoutier renommé de Paris) et par Léonard Rosenthal qui finança l’opération.

En 1970, la première perle ronde y est produite. D’autres fermes perlières voient rapidement voir le jour…


Plusieurs événements allaient ensuite asseoir la renommée des perles de Tahiti.

En 1976, le “Gemological Institute of America” (G.I.A.) reconnait la “couleur naturelle” des perles de Tahiti. En 1988, la Confédération Internationale de la bijouterie, joaillerie et orfèvrerie, la CIBJO, homologue la dénomination “perles de culture de Tahiti de couleurs naturelles ».

Cette dénomination acquise sur le plan administratif, il faudra tout de même attendre au moins 1994 pour que la perle de culture de Tahiti soit véritablement reconnue et respectée. Ce n’est qu’à cette époque qu’elle est devenue pour les spécialistes du monde entier « la Perle des Reines et la Reine des Perles »

Reine des perles